Blog — Bons plans

Cinq lieux en France qui vous donneront la frousse

par Soline Avrillas, le 24 octobre 2018 | Ajoutez votre commentaire

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L’automne fait son chemin, les vacances de la Toussaint ont commencé et ça y est, les vitrines de vos boutiques préférées sont ornées d’orange et de noir. Voici donc venu le temps des citrouilles et il semblerait qu’il soit de bon ton de chercher à se flanquer la trouille. Alors, que vous comptiez fêter Halloween ou pas, nous vous recommandons cinq lieux effrayants, mystérieux ou simplement bizarres et situés en France pour vous aider à pimenter vos escapades de la saison.

La Petite Ceinture à Paris

Oui, oui, c'est à Paris.

Oui, oui, c’est à Paris.

Jusqu’en 1934, les voies de cette ancienne ligne de chemin de fer qui reliait les différents faubourgs parisiens permettait le transport de voyageurs. Elles ont ensuite servi au trafic de marchandises jusqu’en 1993 et sont aujourd’hui à l’abandon ou ont été réaménagées sur certains tronçons pour d’autres usages.

Certaines sections de la Petite Ceinture sont accessibles au public et si l’ambiance y est festive et chaleureuse l’été, une petite promenade automnale de fin de journée saura vous donner la chair de poule. La nature y a repris ses droits et les murs, le sol de cet étrange endroit sont parfois jonchés d’une végétation folle et abondante. Les amoureux des trains et d’histoire y trouveront leur compte et les adeptes de science-fiction seront heureux de découvrir ce panorama aux allures parfois post-apocalyptiques.

Vous trouverez toutes les informations pour vous y rendre ici.

La gare la plus proche : toutes les gares parisiennes

Frissons au château de Brissac

Sacrée bicoque ! © Copyright Simon Bonaventure

Sacrée bicoque !
© Copyright Simon Bonaventure

Ce château monumental situé dans la commune de Brissac-Quincé, à quelques kilomètres d’Angers, serait hanté. Le fantôme de Charlotte de Brézé, fille illégitime du roi Charles VII et ancienne occupante des lieux, passerait son temps à déambuler entre les murs de l’imposant édifice construit au XIème siècle.

Une histoire sordide se cache derrière le mythe de la « Dame verte » (c’est le petit nom donné au spectre de Charlotte). Le 31 mai 1477, la jeune femme et son amant furent assassinés par Jacques de Brézé, le mari jaloux alors propriétaire du château. La défunte aurait ensuite décidé de rester sur place et d’effrayer les visiteurs les plus courageux à coup de gémissements, d’effroyables cris et d’apparitions soudaines. Astuce lugubre pour les amateurs d’épouvante : si vous avez le cœur bien accroché et que votre budget vous le permet, passez la nuit au château. Il est en effet possible d’y séjourner.

Toutes les informations sont sur le site officiel.

La gare la plus proche : Angers Saint-Laud

Les sorcières de la plage d’Hendaye

Bon, là comme ça, ça ne fait pas bien peur mais attendez de lire la suite.

Bon, là comme ça, ça ne fait pas bien peur mais attendez de lire la suite.

Vous cherchez une bonne excuse pour partir flâner près de l’océan début novembre ? Choisissez la grande plage de sable fin d’Hendaye, sur la côte Basque. La légende raconte que des sorcières y auraient célébré le sabbat jusqu’au XIXème siècle et qu’elles s’amuseraient à présent à hanter les lieux. Autre hypothèse faite maison : elles auraient choisi ce magnifique endroit pour donner un goût de vacances à leur vie éternelle et admirer les prouesses des surfeurs tous les étés. Quoi qu’il en soit, que vous souhaitiez rencontrer les ensorceleuses ou pas, la balade vaut le coup.

Le site de l’Office de tourisme d’Hendaye saura vous renseigner.

La gare la plus proche : Hendaye

Les ruines du château de Gréoux-les-Bains

Bouh !

Bouh !

Les ruines de cet ancien château dit des Templiers et situé en Provence seraient le théâtre de divers phénomènes paranormaux. Bruits inexpliqués, manifestations ectoplasmiques et autres faits mystiques ont été recensés à Gréoux-les-Bains depuis les années 1970.

Vous souhaitez partir à la chasse aux fantômes et vérifier tout ça par vous-même ? Renseignez-vous directement auprès de l’Office de tourisme de Gréoux-les-Bains.

La gare la plus proche : Manosque—Gréoux-les-Bains

La Demeure du Chaos

© Copyright Thierry Ehrmann

© Copyright Thierry Ehrmann

Situé à Saint-Romain-au-Mont-d’Or près de Lyon et accessible les week-ends, ce musée à ciel ouvert unique et controversé ne vous laissera pas indifférent. Vous y frémirez devant des installations ahurissantes, vous y serez souvent surpris, et surtout ravi de découvrir des objets pour le moins étonnants.

L’artiste plasticien et homme d’affaires Thierry Ehrmann est à l’origine de ce lieu extraordinaire s’étendant sur 12 000 m2 et rassemblant 4 509 œuvres d’art.

Vous vous sentez inspiré ? Vous aurez plus d’informations ici et les horaires du lieu sont mentionnés sur le site officiel de la Demeure du Chaos.

La gare la plus proche : Couzon-au-Mont-d’Or

Jusqu’où iriez-vous pour prendre l’apéro ?

par Margaux Souvignet, le 18 juin 2018 | Ajoutez votre commentaire

En voilà une vaste question : l’apéro, c’est sacré. Nous nous sommes associés à Clo et Clem pour découvrir où prendre le meilleur apéritif en Europe. Alors, Marseille ou Milan ? Ils vous donnent leur avis sur la chose dans la vidéo ci-dessus. Et si ça vous intéresse de tenter l’expérience par vous-mêmes, voilà comment faire ou refaire le voyage.

Aller prendre l’apéro à Marseille, en train

Clo et Clem ont commencé leur périple en quête du meilleur apéro d’Europe en gare de Rennes, pour prendre le TGV qui les emmènera vers la gare de Paris Montparnasse. La Ligne à Grande Vitesse (LGV) Bretagne – Pays de la Loire, en service depuis un peu moins d’un an maintenant, permet de rejoindre la capitale depuis la Bretagne en un peu moins d’une heure et demie (1 h 27 très exactement).

Ils se sont ensuite dirigés vers la Gare de Lyon à Paris, d’où part le TGV Paris – Marseille, qui rejoint la cité phocéenne en 3 heures et 9 minutes. Si vous n’êtes pas Parisien, vous n’êtes pas en reste : Marseille est très bien desservie depuis Lille, avec des TGV directs qui parcourent la France du Nord au Sud en moins de 5 heures ! Vous pouvez également prendre un TGV direct depuis Lyon (1 h 26 de trajet), voire un TER (3 h 30 de train) si votre budget est plus réduit. Si vous êtes déjà dans le Sud, vous pouvez enfin rejoindre Marseille facilement depuis Montpellier en 1 h 30 ou depuis Toulouse en 3 h 56.

Port, pastis, panisse, pétanque

Les 4 P marseillais : port, pastis, panisse, pétanque.

Que faire à Marseille ?

La gare de Marseille Saint-Charles est située au cœur de la ville, à deux pas seulement du Vieux Port et du quartier historique du Panier, le berceau de la cité antique Massalia. Nous vous conseillons également de monter voir « La Bonne Mère » : la basilique Notre Dame de la Garde offre une vue panoramique hors du commun sur la ville. Finissiez par un petit tour au Mucem, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, pour découvrir son architecture unique tournée vers la mer. Si vous cherchez à vous plonger dans le Marseille culturel, nous vous recommandons également la Friche la Belle de Mai, qui accueille spectacles, expositions, et concerts. La friche héberge également plusieurs restaurants, cafés et lieux à vivre incontournables.

Après toutes ces péripéties sous le soleil marseillais, viendra l’heure de prendre l’apéro, qui fait partie de l’ADN de Marseille, ville du pastis par excellence. Vous aurez l’embarras du choix en vous promenant dans la ville, avec toutes les terrasses vous tendant les bras. Si vous suivez les pas de Clo et Clem, rendez-vous au Café de l’Abbaye pour un petit pastis accompagné de panisses.

Direction Milan, toujours en train

Pour rejoindre Milan depuis Marseille, rien de tel que de monter à bord du Thello. Ces trains relient Marseille à Milan une fois par jour en été (du 26 mars au 17 septembre), en 7 h 23.

Si vous ne passez pas à Marseille auparavant, il est également possible de sauter dans un train pour Milan depuis Paris, de jour comme de nuit : les TGV France – Italie font le trajet en 6 h 34, trois fois par jour. Vous pouvez également opter pour un trajet de nuit en empruntant le Thello Paris – Venise. Le train de nuit passe par Dijon avant d’atteindre Milan au petit matin, avant de continuer vers Venise en s’arrêtant à Vérone et Padoue.

Duomo arigato

Duomo arigato

Que faire à Milan ?

Nous parlions déjà de Milan sur ce même blog il y a quelques mois : vous pouvez bien entendu également vous promener autour du Duomo, sa cathédrale imposante. Milan, capitale de la mode, accueille également la fameuse galerie Victor Emmanuel II et le cours Corso Como et ses boutiques de luxe. Enfin, la fondation Prada, qui se trouve en bordure de ville, vaut le coup : elle accueille souvent des œuvres insolites ou grandioses.

Mais Milan est avant tout le berceau de l’aperitivo. Il suffit de se rendre du côté du quartier des Navigli pour assister à l’effervescence des bars alignés au bord de l’eau, qui se remplissent à l’heure de l’apéro. Comme Clo et Clem le précisent dans leur vidéo, l’apéritif milanais est servi quand vous commandez à boire : sous forme de petites bouchées voire parfois de buffet, vous trouverez forcément votre bonheur dans la capitale lombarde. Côté boisson, nous vous conseillons de commander un cocktail à base de Campari, boisson résolument milanaise. Son cousin sans alcool, le Sanbitter, pourra aussi faire votre bonheur. Chin chin !

Retour à Paris (ou ailleurs)

Si vous ne souhaitez pas continuer votre voyage du côté de l’Italie, vous pouvez reprendre un TGV entre Milan et la France, ou bien le Thello de nuit pour revenir à Paris. Rien ne vous empêche de ramener quelques douceurs milanaises pour rendre le retour plus facile, pendant que vous nous ferez part de votre réponse au titre de cet article. De notre côté, impossible de choisir !

Roland Garros et Wimbledon : rejoignez les courts en train et en bus

par Margaux Souvignet, le 31 mai 2018 | Ajoutez votre commentaire

Tennis

Chaque année, les fondus de tennis attendent ce moment de l’année avec impatience. À quelques jours d’écart ont lieu Roland Garros et Wimbledon, deux rendez-vous immanquables pour tout fan de tennis qui se respecte. Et bonne nouvelle : vous pouvez vous y rendre en train ou en bus avec Trainline.

Roland Garros ou Wimbledon ?

Le tournoi français se déroule chaque année entre la fin mai et début juin. Cette année, Roland Garros a lieu du 21 mai au 10 juin, à Paris.

Même si le tournoi a déjà commencé, des billets sont encore disponibles pour Roland Garros. De même, vous pouvez aussi accéder au service de revente officiel pour racheter des billets sans risque.

Wimbledon arrive un gros mois plus tard, et s’étend du 2 au 15 juillet prochains. Contrairement à Roland Garros, obtenir des billets pour Wimbledon est un poil plus complexe. On peut y entrer par tirage au sort (désormais fermé). Mais la façon la plus emblématique d’obtenir des billets reste de… faire la queue le jour J.
« The Queue » est une institution de Wimbledon à elle-seule : extrêmement réglementée (par un guide d’une vingtaine de pages !), vous recevrez un ticket pour éviter toute tentative de ruse, et patienterez parfois pendant des heures. Obéissant à la règle du « premier arrivé, premier servi », certains motivés campent même sur place.

Une poignée de billets pour certains matchs sont également remis en vente sur internet le jour-même. Attention, vous devrez quand même faire la queue pour les récupérer.

Qui joue ?

Que vous choisissiez Paris ou Londres, terre battue ou gazon taillé au millimètre près, c’est votre chance de voir les plus stars mondiales du tennis en action, à quelques mètres de vous : Serena Williams ou Maria Sharapova côté femmes et bien sûr Rafael Nadal côté hommes.

Particularité du tournoi français, Roland Garros propose aussi le trophée des Légendes entre le 5 et 10 juin, au cours duquel d’anciennes gloires du tennis s’affrontent sur terre-battue, en simple ou double. L’occasion rêvée pour sortir votre plus bel effet rétro.

tennis

Comment se rendre à Roland Garros ?

En train bien entendu : le stade Roland Garros se trouve à Boulogne, en lisière de Paris. La gare la plus accessible est Paris Montparnasse, qui se trouve à une trentaine de minutes en métro. Les autres gares parisiennes principales sont à environ 45 minutes de métro.

Venir en bus longue-distance est également une bonne option de transport, et peut vous rapprocher du stade Roland Garros. Certains bus s’arrêtent à Porte Maillot par exemple, à l’autre extrémité du bois de Boulogne.

Comment se rendre à Wimbledon ?

Le tournoi a lieu au All England Lawn Tennis and Croquet Club, au sud-est de Londres, qu’on peut rejoindre en une cinquantaine de minutes en métro de la gare Saint-Pancras, où arrive l’Eurostar.

Prendre l’Eurostar

Pour vous rendre dans le centre de Londres, l’Eurostar est le moyen le plus rapide d’arriver à bon port. Des trains partent chaque jour de Paris Gare du Nord ou Bruxelles, en passant par Lille. L’été, vous pouvez également prendre un train direct depuis Marseille, Aix-en-Provence, Avignon ou Lyon, une à deux fois par semaine.

Un conseil de pro : ne faites pas la faute d’oublier votre carte d’identité ou votre passeport ! Le Royaume-Uni ne fait pas partie de l’espace Schengen, vous devrez passer la douane. Vous devez arriver en gare 30 minutes avant le départ du train (voire 45 minutes selon l’affluence), sinon, votre passage sera refusé. Travaillez donc bien votre jeu de jambes pour être à l’heure.

 

Les billets de Noël bientôt en vente chez SNCF et OUIGO

par Brice Boulesteix, le 28 septembre 2016 | Ajoutez votre commentaire

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Octobre approche. Contrairement à ce que le mercure pourrait laisser croire, l’été est officiellement terminé. Plusieurs climatologues vont même jusqu’à dire que l’hiver s’installe doucement dans la nuit. Étrange paradoxe, car hier encore nous nous promenions dans les parcs, au bord de l’eau ou sur un vélo. Puisque l’hiver arrive, les billets pour les fêtes de fin d’année vont bientôt pointer le bout de leur nez eux aussi, alors autant en profiter pour rentrer vous mettre au chaud à moindre frais.

Voici les dates à ne pas rater :

Ouverture des ventes OUIGO le 4 octobre

Qu’est-ce qui est rose et bleu et qui va très vite ? Un arrière du Stade Français dans un bon jour, bien sûr, mais aussi les TGV OUIGO, dont les billets d’hiver vont être mis en vente bientôt. Le mardi 4 octobre, à partir de 7 heures du matin, OUIGO va libérer des billets de TGV pour voyager entre le 13 décembre et le 1 juillet 2017. Les billets seront proposés à partir de 10 € pour les adultes et 5 € pour les enfants. Comme toujours, les billets OUIGO seront disponibles dès le coup d’envoi sur notre site et dans nos applications pour Android et iPhone. Et comme toujours, ce seront les meilleurs prix qui partiront les premiers.

Ouverture des ventes SNCF le 13 octobre

Quand la SNCF mettait des bonnets sur tout ce qui lui passait sous la main.

Quand la SNCF mettait des bonnets sur tout ce qui lui passait sous la main.

Comme chaque année, à l’occasion du deuxième jeudi du mois d’octobre, des centaines de milliers de Français vont se lever aux aurores pour soutenir la fondation SNCF. Que vous soyez insomniaque, très matinal, ou juste en quête d’un petit déficit de sommeil, n’oubliez pas de mettre votre réveil à 5 h 45 le jeudi 13 octobre. Avec un peu de chance et beaucoup de café, vous parviendrez peut-être à mettre la main sur des billets Prem’s pour Noël. Car le 13 octobre, à 6 heures du matin pétantes, la SNCF mettra en vente ses billets TGV et Intercités pour voyager entre le 11 décembre et le 2 février 2017.

Là encore, les billets à prix cassés appartiendront à celles et ceux qui se lèveront tôt, nous vous conseillons donc de braver la fatigue pour vous lever à l’heure des braves et attraper quelques billets Prem’s, que ce soit sur notre site ou dans nos applications. Pour que vous ne ratiez rien de cette belle opportunité, voici la liste des fournitures dont vous pourriez avoir besoin :

  • Réveil
  • Réveil de secours
  • Croissants
  • Téléphone
  • Masque à oxygène
  • Wifi
  • Carte bancaire

Rappel Facebook

Pour les têtes en l’air qui oublient facilement les rendez-vous importants, nous avons créé un événement Facebook. Vous ne pourrez pas dire que nous n’avons pas fait d’efforts pour vous prévenir.

Billets SNCF pour les vacances de février 2017

Pour voyager durant les vacances d’hiver, c’est-à-dire après le 2 février 2017, il faudra attendre le 4 novembre, date à laquelle la SNCF mettra en vente ses billets enneigés.

À bientôt dans le traîneau.

Aller à Londres en Eurostar et revenir à Paris en OUIBUS : notre avis

par Florian Brun, le 2 septembre 2016 | 13 commentaires

Florian est Data Scientist chez Captain Train.
Photo of us in front of our coach

De gauche à droite : Benoit, Florian, Cédric et le OUIBUS.

Il y a quelques semaines, Benoît, Cédric, et moi avons pris l’Eurostar pour passer la journée chez nos amis de Trainline, à Londres. Nous en avons profité pour tester, au retour, l’une des lignes d’autocar les plus vendues sur Captain Train, à savoir le Londres – Paris en OUIBUS. Filiale de la SNCF, OUIBUS (anciennement iDBUS) permet à monsieur et madame Tout-le-monde de relier des villes d’Europe en autocar moyennant quelques euros. La particularité de notre trajet Londres – Paris étant que l’autocar traverse à la fois les frontières de l’espace Schengen et la mer. Sérieusement, vous en connaissez beaucoup, vous, des bus qui passent en partie sous la mer ? Moi je n’en connais que deux : le OUIBUS, et le Bus Magique.

Trajet aller : de Paris vers Londres en Eurostar

Passer les contrôles douaniers

Contrairement à la plupart des trains pour lesquels nous vendons des billets, la présence en gare des voyageurs qui souhaitent prendre l’Eurostar est requise 30 minutes avant le départ. Nous nous présentons donc avec une certaine avance aux portiques automatiques de la gare du Nord pour embarquer. Première satisfaction : l’application mobile Captain Train fonctionne aussi bien que le billet imprimé, voire mieux, lorsqu’il s’agit de scanner notre billet pour passer les premiers portiques. Nous traversons ensuite différents couloirs pour présenter deux fois notre carte d’identité, et faire examiner nos bagages aux rayons X. Nous découvrons qu’il est interdit de téléphoner à la douane quand Benoît se fait gentiment vilipender pour avoir utilisé son mobile. Les plus romantiques d’entre nous regretteront l’époque où l’on pouvait sauter dans un train au dernier moment pour partir à l’aventure. Embarquement, contrôles, boutiques qui laissent penser au Duty Free : la traversée de la manche tient parfois plus de l’aérien que du ferroviaire. Ces désagréments sont toutefois dus aux législations en vigueur et non aux transporteurs, qui subissent la chose au même titre que les voyageurs.

À bord d’Eurostar

Nous arrivons enfin dans l’Eurostar. Cette fois, nous tombons sur des rames un peu vétustes, dont les sièges sont toutefois confortables. Nous n’avons pas réservé nos billets en même temps, et n’avons donc pas obtenu de places côtes à côtes. La voiture étant cependant à moitié vide, nous n’éprouvons pas de difficultés à nous asseoir ensemble. Nous en profitons ensuite pour évaluer tous les services proposés par Eurostar, dans le but de les comparer avec ceux du OUIBUS du retour : le wifi est intermittent, mais les zones où il est disponible sont clairement précisées. La rame est calme, beaucoup de gens se reposent, ou travaillent. Les toilettes sont propres, et leur décor d’un futur imaginé dans le passé donne un certain cachet. Petit tour ensuite au wagon bar : 3 € le croissant, 4,30 € le double café (qui remplit à peine la moitié du gobelet), c’est plutôt onéreux. À ce prix, on pourrait espérer qu’il ait été torréfié au Costa Rica, mais il se révèle juste convenable : « C’est pas non plus le meilleur café, quoi. », déclare Benoît, prenant son rôle de goûteur très à cœur.

Arrivée à Londres

Au bout de 2 h 40 de trajet, l’Eurostar arrive à la gare de Londres Saint-Pancras, en plein centre de la capitale anglaise, ce qui donne au train un net avantage sur l’avion, les aéroports Londoniens étant plus excentrés. Captain Train : 1 – Louis Blériot : 0. Finalement, il n’y a pas grand-chose à raconter sur cet aller : l’Eurostar c’est rapide, c’est clair, c’est plutôt pratique. Mais ce n’est pas donné : 161 € pour un aller acheté quelques jours auparavant. Dans notre cas, nous sommes arrivés avec 10 minutes de retard, juste à temps pour se faire tremper par une averse fulgurante dont seuls les Anglais ont le secret. S’en suivit une journée enrichissante dans les locaux couleur menthe à l’eau de Trainline, puis une soirée avec balade au bord de la Tamise en direction de Victoria Coach Station, où nous avons pris l’autocar en direction des locaux parisiens de Captain Train !

Trajet retour : de Londres vers Paris en OUIBUS

Picture of a OUIBUS as seen from a OUIBUS

Le OUIBUS pris en photo depuis le OUIBUS. Astucieux, non ?

Aller à la gare routière

Là encore, il est demandé d’arriver 30 minutes avant le départ, c’est-à-dire dans notre cas à 23 heures, bien après le départ du dernier Eurostar de la journée (qui est aux environs de 20 heures). La file d’attente est impressionnante. À peine rempli lorsque nous avions choisi nos places — et acheté nos billets pour 19 € chacun — le car est désormais presque complet, et les dernières places se sont écoulées à plus de 70 €. Cela ne fait pas nos affaires, puisque Cédric, qui descend à Lille (et qui par conséquent n’effectue pas le trajet en entier), n’a pas eu le droit de modifier sa place sur le site de OUIBUS. Sa place attitrée est à l’étage d’en dessous. Par chance, la seule place encore libre du bus se trouve être à côté de Benoît et moi. Cédric a ainsi pu nous rejoindre.

Monter à bord de l’autocar

Youssef, le Capitaine du OUIBUS, contrôle les billets à l’entrée. Seule la carte d’identité est requise. Il est toutefois préférable d’avoir son Carnet de Voyage reçu par mail à portée de main afin de pouvoir connaître son numéro de place. Nous sommes invités à entrer dans le OUIBUS. Si comme moi la dernière fois que vous aviez pris le car, c’était en classe de CM2 pour aller au zoo d’Amnéville, vous allez vite être dépaysés. Ici, personne pour chanter à tue-tête : « Chauffeur, si t’es champion, appuie sur le champignon » (ni même sa version anglaise : « Driver, if you are a champion, push hard on the mushroom ») mais des passagers sages qui chuchotent ; point de sièges cassés, mais un intérieur flambant neuf avec des aménagements du plus bel effet : sièges inclinables, déplaçables latéralement (ce qui s’avère particulièrement utile aux personnes ayant un certain embonpoint), climatisation, lumière, tablette abaissable, porte-bouteille… Nous montons dans un OUIBUS rutilant, le sourire aux lèvres… La seule chose qui n’a pas changé depuis les voyages en car de l’école primaire, c’est la maîtresse (ici interprétée par notre Capitaine, Youssef) qui compte les ouailles avant chaque départ et qui rappelle qu’il est interdit de manger dans le bus. Et c’est un peu dommage d’interdire les collations quand on est parti pour neuf heures de voyage. Heureusement, la bouteille d’eau est quant à elle autorisée (elle est même conseillée). L’aspect positif c’est que cela évite de se ruiner au wagon bar… Quand on y réfléchit, nous avons presque laissé autant d’argent au wagon-bar de l’Eurostar pour des cafés que chez OUIBUS pour nos billets.

Passer sous la Manche

Quelques minutes plus tard, nous voilà partis pour Folkestone, où se trouve l’entrée du Tunnel sous la Manche. Nous y arrivons à 01 h 25. Nous sommes « invités » à descendre du bus, nous passons à la douane (où Benoît a bien pris le réflexe de ne pas téléphoner), et nos passeports (ou cartes d’identité) sont contrôlés. Nous remontons dans l’autocar une quinzaine de minutes plus tard. Le bus va rester immobile pendant presque deux heures sur un parking éclairé par des lampadaires trop lumineux à notre goût. Excités par l’idée de traverser la manche, nous n’arrivons pas vraiment à trouver le sommeil. À 3 h 34, la magie opère, le OUIBUS rentre dans un wagon.
Picture of the OUIBUS about to get in the train

À droite, le wagon réservé au OUIBUS.

Un autocar dans un wagon

S’en suit une coupure du moteur du OUIBUS, et par conséquent de la climatisation. Le calvaire commence. Il fait chaud, très chaud à l’intérieur du Shuttle (navette EuroTunnel), et il devient difficile de dormir. Rien ne bouge pendant de longues minutes, puis à un moment donné, le car se met à tanguer latéralement : on comprend que le wagon avance enfin. À 4 h 28, nous réalisons deux choses : tout d’abord, que le bus redémarre et que nous sommes en train de sortir de cette fournaise qu’est le Shuttle. Ensuite, qu’il est en fait 5 h 28 heure française, et que par conséquent, cela nous fait encore une heure de sommeil en moins. La clim’, comme disent les jeunes pour parler de l’air conditionné, est de nouveau en marche. Je recommence ce que j’ai fait durant au moins quatre heures cette nuit là : j’enchaîne des périodes de siestes entrecoupées par quelques discussions avec Benoît, qui n’arrive pas à fermer l’œil, incommodé par un homme dont les ronflements sont assez peu discrets. À 6 h 49, le bus n’avançant pas assez vite, il est décidé de lâcher du lest à Lille : Cédric va en profiter pour se reposer chez lui avant d’attaquer une journée de télétravail, accompagné d’une petite moitié du bus qui finit son voyage ici. Manque de chance : le bus se remplit d’autres Lillois prêts à venir découvrir la capitale.
picture of Cedric saying us goodbye

Cédric nous quitte à Lille

Arrivée à Paris

Cédric nous fait signe de la main ; les adieux auraient été émouvants, si Benoît et moi ne nous étions pas endormis aussitôt, terrassés par le sommeil … nous ne garderons pas vraiment de grands souvenirs du trajet entre Lille et Paris, puisque pour la première fois de la nuit, nous avons enchaîné plus de deux heures de sommeil. Lorsque nous ouvrons les yeux, nous sommes coincés dans les embouteillages. Pas de doute, nous sommes bien de retour à Paris. À 9 h 50, nous entrons tout juste dans Paris intra-muros. Nous arriverons avec une quarantaine de minutes de retard à Paris Bercy, mais contrairement au ferroviaire, aucune compensation n’est à attendre en cas d’une arrivée plus tard que prévu.

OUIBUS ou Eurostar : que prendre pour fuir le Brexit ?

L’heure du bilan est arrivée. Dans le métro qui nous mène de Bercy aux locaux de Captain Train, nous établissons un rapide comparatif des deux offres que nous proposons pour traverser la manche : le tarif du car est imbattable, mais les inconvénients qu’il apporte ne sont pas à prendre à la légère. Bien que nous n’ayons que peu dormi, le voyage peut être reposant si l’on s’organise correctement et si l’on a le sommeil facile. Le car est un choix plus low cost : le wifi fonctionne bien moins correctement, les toilettes ne restent pas propres durant tout le voyage, et il est difficile d’y dormir (dans le car, tout comme dans les toilettes). Les OUIBUS n’en restent pas moins confortables. La durée du voyage ajoute qui plus est une convivialité inégalable : nous avons bien plus ri dans le OUIBUS que dans l’Eurostar.
France football team in a bus, back in 2010.

L’équipe de France de 2010 : tellement bien dans le bus qu’il n’en sont pas descendus.

En conclusion, si vous êtes prêt à troquer le ballast contre l’asphalte, quitte à allonger la durée du trajet, alors le car peut vous convenir pour vous rendre au Royaume-Uni, ou pour en revenir. Nous avons remarqué que nombreux sont nos clients à effectuer l’aller en Eurostar et le retour en OUIBUS, c’est peut être la solution pour ne pas être trop éprouvé par le bus sans trop débourser… Finalement, le seul moment désagréable, c’est le passage du Shuttle. Il paraîtrait que parfois le OUIBUS prend le ferry… nous n’irons pas vérifier. La prochaine fois de notre côté, c’est décidé, nous prendrons l’Eurostar au retour, parce que le sommeil entre deux jours de travail, c’est pas mal non plus.

La dématérialisation des cartes de réduction SNCF

par Vincent Degove, le 29 avril 2016 | 37 commentaires

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Photo d’une carte de réduction dématérialisée.

Crime

Le contrôleur progresse vers votre place. Vous tentez de maintenir votre contenance et préparez votre plus beau sourire désolé, mais au fond de vous c’est la panique : vous avez oublié votre carte Jeune. Vous pensez à votre compte bancaire d’étudiant, débiteur depuis quelques jours.

Vous conservez un espoir que le contrôleur sera indulgent face à votre étourderie régulière (cela fait tout de même la troisième fois dans l’année que vous oubliez cette satanée carte).

Châtiment

Mais rien n’y fait : vous devez vous résoudre à payer des frais de régularisation à bord, équivalents à la différence de prix avec le plein tarif Loisir majorés de 50 € (tel que prévu dans les dispositions du volume 6 des Tarifs Voyageurs SNCF, section 4.2. « montants des indemnités forfaitaires à percevoir par voyageur, en plus de l’insuffisance de prix éventuelle », vous fait remarquer cet aimable chef de bord). Sale histoire.

Le futur c’est maintenant

Ce scénario appartient enfin au passé. La SNCF permet dès à présent de dématérialiser la carte Jeune. Les cartes Fréquence 50 et Fréquence 25 peuvent l’être depuis l’automne dernier. Manquent à l’appel carte Senior+ et carte Week-End, qui ne sauraient trop tarder. Pour la carte Enfant+, ça va être compliqué : le titulaire est un enfant, qui ne peut pas avoir de carte Voyageur.

Concrètement, vous pouvez enfin voyager en montrant simplement votre carte Voyageur, qui stocke votre carte de réduction en même temps que votre e-billet. Adieu, carte au format IATA qui ne rentrait pas dans votre portefeuille, et de toutes façons oubliée dans le tiroir du bureau.

multipass

Un contrôle de e-billet carte Jeune à partir de maintenant.

Étape 1 : dématérialiser sa carte de réduction

La dématérialisation est réservée aux membres du programme de fidélité Voyageur de la SNCF. Si vous n’avez pas encore de compte, vous pouvez en créer un ici, c’est gratuit.

Avant de pouvoir ranger votre carte de réduction en carton, vous devez tout d’abord la dématérialiser, c’est-à-dire, la rendre accessible par l’intermédiaire d’un code-barres — or qui dit code-barres dit e-billet, ce qui explique pourquoi la dématérialisation ne fonctionne pas si vous avez un billet classique cartonné. Ne peuvent être dématérialisées que les cartes de réduction actives, c’est-à-dire celles dont la période de validité a déjà commencé.

Trois façons de dématérialiser une carte

La dématérialisation est possible :

  1. À travers le site du programme Voyageur, rubrique « Adhérer à la dématérialisation ». Elle est accessible en cliquant sur votre nom, en haut à droite.
  2. À travers l’application SNCF pour Android, menu « Programme de fidélité SNCF ».
  3. À travers l’application SNCF pour iOS, menu « Plus » (en bas à droite) puis « Cartes et Programme Voyageur ».

Pensez à votre photo d’identité

Pour que vous puissiez abandonner votre carte cartonnée, la SNCF va vous demander de lui fournir une copie numérique de la photo d’identité papier qui figure sur votre carte actuelle. Cette photo sera affichée sur le terminal du contrôleur au moment du contrôle. Peu importe la photo importée, tant qu’on vous reconnaît, c’est bon.

Étape 2 : voyager avec une carte dématérialisée

Une fois votre carte de réduction dématérialisée, plus besoin de votre carte Voyageur ni de l’application SNCF, dès l’instant que vous avez bien un e-billet. Le code-barre affiché dans notre application, celui de votre e-billet donc, se suffit à lui-même, puisqu’il contient à la fois votre billet et votre carte de réduction.

Lors du contrôle, vous n’avez donc plus que votre téléphone à présenter. Pratique si votre portefeuille est trop loin au fond de votre sac à main. Et puis c’est tout, profitez du voyage, voici un souci de moins avant d’aller prendre son train ! Attention, comme pour tous les e-billets, vous devrez avoir sur vous une pièce d’identité, susceptible de vous être demandée.

Acheter son billet et sa carte dématérialisée

La dématérialisation des cartes de réduction n’est possible qu’avec les e-billets pour des trajets nationaux. Si vous obtenez un billet classique cartonné (comme pour les trajets uniquement en TER), vous devrez continuer à montrer la carte papier. Il en sera de même pour les trajets internationaux où votre carte vous donne droit à une réduction.

Les billets achetés sur Captain Train sont bien entendu compatibles avec la dématérialisation. Il vous suffit de vérifier que votre billet porte la mention « e-billet stocké sur la carte Voyageur ». Cela fonctionnera même pour les e-billets achetés avant que vous ne dématérialisiez votre carte.

Vous pouvez acheter ou renouveler votre carte de réduction sur notre site, avant de la dématérialiser auprès du programme Voyageur. Une carte dématérialisée le reste, même en cas de renouvellement. Au cas où vous obteniez un jour un billet classique ou voyagiez à bord d’un TER, nous vous conseillons de tout de même retirer votre carte à une borne après l’achat.


Mise à jour : 13 septembre 2016

La première version de cet article ne mentionnait que la dématérialisation de la carte Jeune, or la dématérialisation des cartes Week-end et Senior+ est désormais possible également. La procédure a suivre reste la même que pour la carte Jeune.

Réservez vos billets pour l’été le 2 février

par Brice Boulesteix, le 26 janvier 2016 | 27 commentaires

Map of France showing popular summer destinations

La France : un pays décentralisé

Mardi prochain, la SNCF va mettre en vente une sélection de billets pour l’été, tous à destination des plus belles plages du littoral français. C’est comme si la Côte d’Azur ou la côte basque se déplaçaient jusqu’à votre bureau, avec quand même beaucoup moins de sable.

Les billets concernés permettront de voyager du 1er juillet au 28 août inclus. Comme toujours, il faudra vous lever tôt pour mettre la main sur les meilleurs tarifs.

Suite du billet »

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