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Grève SNCF 2018 : guide de survie

par Margaux Souvignet, le 2 avril 2018 | 78 commentaires

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Plusieurs mouvements de grève sont prévus à la SNCF dans les 3 mois à venir : tout d’abord, une journée de mobilisation nationale est annoncée le 22 mars. Une grève par intermittence (deux jours sur cinq) est ensuite prévue à partir du 3 et 4 avril prochain, et devrait durer au moins jusqu’au 28 juin 2018. Nous faisons le point sur les circulations et vos possibilités de remboursement dans cet article.

Grève SNCF d’avril à juin 2018

La grève SNCF qui s’étendra d’avril à juin rassemble l’intersyndicale des cheminots, qui s’élève contre la volonté du gouvernement d’avoir recours aux ordonnances pour accélérer la réforme du secteur ferroviaire, qui prévoit, entre autres restructurations, l’arrêt des recrutements de nouveaux agents au statut de cheminot.

Prévisions de circulation

La grève SNCF est prévue par intermittence, avec un calendrier précis, déjà prévu à l’avance. Les cheminots prévoient de faire grève deux jours sur cinq, soit 36 jours étalés sur trois mois, d’avril à juin. Au niveau des horaires, des perturbations sont à prévoir dès le premier départ du matin, jusqu’à minuit du deuxième jour de grève.

Calendar for SNCF strike between April and June 2018

En avril : les mardi 3 et mercredi 4 ; les dimanche 8 et lundi 9 ; les vendredi 13 et samedi 14 ; les mercredi 18 et jeudi 19 ; les lundi 23 et mardi 24 et les samedi 28 et dimanche 29.

En mai : les jeudi 3 et vendredi 4 ; les mardi 8 et mercredi 9 ; les dimanche 13 et lundi 14 ; les vendredi 18 et samedi 19 ; les mercredi 23 et jeudi 24 et les lundi 28 et mardi 29.

En juin : les samedi 2 et dimanche 3 ; les jeudi 7 et vendredi 8 ; les mardi 12 et mercredi 13 ; les dimanche 17 et lundi 18 ; les vendredi 22 samedi 23 et les mercredi 27 et jeudi 28.

Des perturbations sont à prévoir sur les trains TGV, OUIGO, Intercités, Eurostar, TGV Lyria, TGV France – Bruxelles, TGV France-Italie, Renfe – SNCF en coopération, DB – SNCF en coopération, TER et Transilien. Le meilleur moyen pour savoir si votre train circule reste d’aller faire un tour sur le site de la SNCF.

Sur notre site

La SNCF a fermé certains trains à la vente, ce qui a une répercussion sur le nombre de trains affichés dans nos résultats de recherche.

Pour le mois d’avril, il existe 3 cas de figure :

  • Train ouvert à la vente : si un train est proposé à la vente, même un jour de grève, il est certain qu’il circule. Vous pouvez donc acheter un billet sans crainte.
  • Train annulé : ce train ne circulera pas.
  • Train indisponible à la vente ou complet : nous ne savons pas encore si ce train circulera ou pas. La SNCF a fermé les réservations pour ce train, mais il est possible qu’elles soient ré-ouvertes d’ici le départ si la circulation du train est confirmée.

Pour les mois de mai et juin, nous n’avons pas encore reçu les informations de la SNCF sur les trains circulant ou non. Vous pouvez tout de même réserver un billet et demander son remboursement si celui-ci est finalement annulé.

Voyager à bord d’un autre train ou se faire rembourser son billet

Si par malheur vous devez voyager sur un train qui a été supprimé, vous pourrez en principe obtenir un remboursement ou l’autorisation de voyager à bord d’un autre train, même si votre billet n’était pas supposé être échangeable ou remboursable (Prem’s, Dernière Minute, etc.).

Pour l’instant, vous pouvez obtenir un remboursement complet si vous devez voyager jusqu’au 29 avril (même hors jours de grève) et que vous souhaitez reporter votre voyage. Si vous devez voyager en mai ou en juin, nous vous indiquerons ici les mesures de remboursement dès que nous les recevrons.

Prendre un autre train sur la même ligne avec le même billet

Si vous avez un billet valable pendant un des 36 jours de grève prévus, alors vous pouvez l’utiliser pour prendre un autre train, sur la même ligne, sans devoir payer de différence. Cependant, vous n’aurez pas la garantie d’avoir une place assise. Cette mesure est valable pendant la durée de la grève, la veille du premier jour de grève à 19 heures au lendemain du second jour de grève à 8 heures.

Si votre train est supprimé, et que vous tenez absolument à vous assurer une place assise dans le nouveau train que vous voulez prendre, vous pouvez demander un titre de replacement gratuit au guichet SNCF. Ce titre est censé vous garantir une place dans le train : il vous suffira de le montrer en même temps que votre billet initial. Néanmoins, le personnel étant fort sollicité en temps de grève, il est possible que vous ne trouviez pas de contrôleur qui pourra vous indiquer les places disponibles dans votre train.

Échanger son billet

Vous pouvez également échanger gratuitement votre billet sur notre site. L’échange gratuit n’est possible qu’une seule fois : le billet devient non-remboursable et il faudra nous contacter si vous souhaitez le modifier à nouveau.

Quand vous lancez un échange depuis notre site et notre application, des prix seront affichés dans les résultats de recherche. Pas de panique, si vous allez au bout de l’échange, vous obtiendrez une estimation à 0 euros. Vérifiez tout de même le devis ; si vous devez payer quelque chose, ne le validez pas et contactez-nous.

Notez cependant que si vous souhaitez échanger votre billet sur un train également fermé à la vente, l’échange ne sera pas possible.

Remboursement

Vous pouvez obtenir le remboursement intégral et sans frais de votre billet si votre train est supprimé. Pour cela, avant le départ de votre train, rendez-vous sur la page « Billets » (si vous avez un compte chez nous), ou sur la page de confirmation de votre commande, accessible depuis l’email de confirmation de votre voyage (si vous n’avez pas de compte Trainline). Cliquez ensuite sur le bouton « Annuler… ». Cette mesure s’applique même si votre billet n’est pas remboursable.

Attention toutefois, dans les cas où l’annulation sur notre site n’est pas ou plus possible, ou si l’estimation du remboursement indique des frais, alors ne les acceptez surtout pas et contactez-nous plutôt.

Si vous voyagez en OUIGO

Les remboursements seront gérés directement par OUIGO. Si votre train est supprimé, OUIGO prendra contact avec vous pour vous proposer une solution.

Voyager en Italie : Turin et Milan comme un italien

par Margaux Souvignet, le 22 mars 2018 | Ajoutez votre commentaire

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Nous avons demandé aux plus italiens de nos collègues de nous donner leurs trucs et astuces pour voyager en Italie. Costanza, Luca et Andrea vous ont concocté un itinéraire aux petits oignons avec des lieux insolites ou qui valent le détour dans deux grandes villes du Nord de l’Italie, Turin et Milan. Autrement dit, comment vivre la Dolce Vita, la vraie, à bord des trains transalpins.

Comment se rendre en Italie depuis la France

Vous pouvez rejoindre Turin ou Milan en train facilement depuis la France. De jour, les TGV France – Italie relient Paris, Lyon ou Chambéry à Turin et Milan en quelques heures seulement. Il existe également des trains Thello qui font Marseille – Milan de jour.

Vous pouvez également opter pour un voyage nocturne à bord du Thello qui relie Paris à Venise, en passant par Dijon, Milan, Vérone ou Padoue. Moins cher qu’une nuit à l’hôtel, le train de nuit ajoute un petit goût d’aventure à votre voyage, en vous faisant gagner du temps et de l’argent.

Enfin, si vous avez un petit budget mais plus de temps, vous pouvez opter pour un voyage en bus. Des bus longue-distance relient Lyon à Turin sans correspondance, pour un trajet variant de quatre à cinq heures, pour un prix défiant toute concurrence.

Benvenuti a Torino !

Première capitale du Royaume d’Italie jusqu’en 1865, Turin est souvent connue comme une ville industrielle, mais elle s’avère être une destination redoutablement efficace pour un week-end : elle est d’ailleurs particulièrement bien desservie depuis la France, avec plusieurs TGV par jour au départ de Paris ou Lyon qui arrivent à la gare Porta Susa, ainsi que de nombreux bus.

Vous êtes sur la bonne voie

Vous êtes sur la bonne voie

La Mole Antonelliana renferme plusieurs attractions à ne pas manquer : en plus du musée du cinéma où vous pouvez admirer plusieurs décors, costumes et accessoires emblématiques, elle est dotée d’un ascenseur de verre vertigineux au beau milieu de sa coupole, qui permet d’accéder à une très belle vue panoramique de Turin.

Un peu plus loin, à l’angle du Corso San Maurizio et de la via Giulia Di Barolo, vous pouvez trouver l’immeuble le plus étroit d’Italie, petit frère européen du très célèbre Flat Iron Building new-yorkais. Ce petit immeuble aux chaudes couleurs ne mesure que 70 centimètres à son point le plus étroit. Construit en 1840 à la demande du marquis de Barolo, il a été agrandi (en hauteur !) par Alessandro Antonelli, l’architecte qui donna son nom à… la Mole Antonelliana.

Enfin, nous vous conseillons de vous perdre dans les nombreux cafés, restaurants et marchés de la ville, où vous pourrez goûter aux spécialités du cru. Turin a été une ville pionnière pour le chocolat, nous ne pouvons donc que vous recommander de goûter un fameux chocolat crémeux dont les italiens ont le secret. Par ailleurs, si vous continuez votre périple à bord d’un train régional, les billets Ordinaria sont valables 4 heures. Ce qui vous laisse largement le temps de reprendre une tasse pour la route.

Bon vent à Milan

Si la capitale économique de l’Italie est avant tout connue pour sa cathédrale mais également ses boutiques de luxe, elle recèle de quartiers moins connus qui valent pourtant le détour. Que vous arriviez en train depuis la France ou Turin qui n’est qu’à 45 minutes de trajet, la capitale Lombarde offre de chouettes visites en perspective.

Entre la gare Porta Garibaldi (si vous arrivez de France) et la gare Centrale (si vous arrivez de Turin ou Rome entre autres), vous trouverez le quartier d’Isola. Comme son nom l’indique, ce quartier semble une île isolée du reste de la ville, plutôt cossue, avec pléthore de lieux culturels, bars et restaurants atypiques et cosmopolites.

Si les Navigli de Milan, ces canaux animés au Sud de la ville, ne sont plus à présenter, il existe également un autre canal, le Naviglio Martesana, aussi appelé Naviglio Piccolo, beaucoup moins fréquenté et tout aussi agréable. Accessible en quelques minutes de la Gare Centrale, il relie Milan à la rivière Adda, à 38 kilomètres de là, et est bordé d’une piste cyclable ma foi fort agréable pour une balade à bicyclette.

Un canal pas banal

Un canal pas banal

Enfin, si vous voulez prendre de la hauteur, le 39e étage du Palazzo Lombardia est ouvert gratuitement le dimanche, et offre une vue imprenable sur la ville. On vous le donne en mille : vous ne pourrez plus résister à Milan après ça.

Que vous rentriez en train vers la France ou que vous continuiez votre périple italien, notez que dans les grandes gares (Milan, Rome, Florence, etc.), le contrôle des billets pour les trains à grande vitesse se fait par des agents à quai. N’hésitez pas à venir en avance à la gare, ou vous risqueriez de manquer votre train. Andiamo !

Les pass Interrail et Japan Rail sont en vente via Trainline

par Margaux Souvignet, le 22 février 2018 | 3 commentaires

picture of train in Cinque Terre

À la découverte de la pass-ta en Italie.

Nous avons toujours eu à cœur de rendre les voyages transnationaux plus faciles. Alors, nous avons récemment signé un partenariat avec Interrail pour vous proposer leur fameux pass éponymes pour voyager dans un, deux pays voire dans toute l’Europe, et cela nous rend tout particulièrement heureux : c’est un grand pas supplémentaire dans notre mission.

Un pas d’autant plus important car, pratiquement au même moment, nous signions notre premier partenariat hors Europe : nous vous proposons aujourd’hui de réserver votre Japan Rail Pass via notre site.

Mais trève d’auto-tapes dans le dos. Voilà quelques mots sur chacun de ces pass, qui achèveront de vous convaincre de prendre le train pour parcourir l’Europe et le monde.

Visiter de fond en comble un pays d’Europe : pass Interrail One Country

Il existe 31 pass One Country pour parcourir 26 pays d’Europe par le rail. Non pas que les équipes Interrail ne soient pas au point en arithmétique, mais certains pays bénéficient de plusieurs niveaux de pass, comme la Grèce (standard, plus ou îles grecques) ou l’Italie (standard, plus ou premium). Certains petits pays sont rassemblés dans un seul pass, comme le Bénélux, où vous pouvez voyager dans trois pays pour le prix d’un. Autrement dit, une affaire.

À noter : si vous souhaitez découvrir deux pays frontaliers, il est parfois plus intéressant de combiner deux pass One Country plutôt qu’un pass Global. Les coûts peuvent néanmoins varier selon les pays : nous vous conseillons donc de faire une simulation de budget avant de vous décider sur un pass. N’oubliez pas non plus de vérifier les offres spéciales et réductions : des remises existent sur les pass pour les moins de 27 ans ou les plus de 60 ans, entre autres.

L’avis des ferrovipathes

Picture of Albula line in Switzerland.

Le Glacier Express, aussi helvétique que magnifique

Certains pass One Country, parmi les 31 pass proposés, attisent tout particulièrement nos envies d’évasion. Tout dépend de ce que vous attendez de votre voyage.

Si vous êtes plutôt à la recherche de panoramas uniques et de vues à vous couper le souffle, nous vous conseillons le pass Suisse, qui inclut entre autres des réductions non négligeables pour les trains touristiques helvétiques immanquables, dont le Glacier Express et le Bernina Express.

Plus original, mais immanquable : le pass Îles Grecques permet de monter à bord des ferries reliant les fameuses Cyclades et toutes les îles grecques de la mer Égée, ainsi que du ferry reliant la Grèce à l’Italie (aussi disponible dans le pass Italie Plus). Comme quoi, nous sommes tout de même indulgents envers d’autres moyens de transport que ces bons vieux trains.

… Voir(e) toute l’Europe : pass Interrail Global

Forcément rentable à partir du moment où vous souhaitez passer par 3 pays d’Europe ou plus, le Global Pass vous donne accès à l’intégralité du réseau des 30 pays couverts par Interrail.

Il existe en plusieurs versions, qui vous permettent de voyager de cinq jours à un mois entier, sur une période de quinze jours à un mois. De quoi adapter votre pass à vos envies de voyages, petites ou gargantuesques. Là encore, il existe pour ce pass des réductions selon votre âge, ou encore des offres promotionnelles ponctuelles selon le moment de l’année.

Contrairement aux pass One Country Premium pour l’Espagne et l’Italie, le coût des réservations n’est pas compris dans le prix du Global Pass. Il faut tout de même noter que les frais de réservation varient selon les trains, et qu’il est donc possible de faire des itinéraires sans aucun frais de réservation. Ils sont toutefois généralement plus longs, mais c’est loin d’être un inconvénient quand on souhaite découvrir des trajets hors des sentiers battus.

Et si vous vous demandiez encore comment acheter un pass Interrail, c’est par ici que ça se passe.

Au-delà de l’Europe : Japan Rail Pass

Cherry blossoms and local Japan train.

Sakuravissant.


Grande première dans la petite histoire de Trainline, nous vendons désormais les Japan Rail pass, spécialement destinés à tous les visiteurs étrangers qui souhaiteraient découvrir le pays du Soleil Levant par le rail.

Le Japan Rail Pass est disponible en trois versions, de 7 à 21 jours de voyage. Vous pouvez en apprendre plus sur chaque version et l’acheter via notre page qui lui est spécialement dédiée. Une fois réservé en ligne, vous n’avez plus qu’à échanger votre bon à votre arrivée à l’aéroport de Tokyo ou dans une des gares principales du pays.

Le pass vous permet de voyager sur la quasi intégralité du réseau de Japan Railways, qui assure l’essentiel des voyages ferroviaires du pays. Vous ne pourrez cependant pas emprunter les trains Shinkansen Nozomi et Mizuho, qui sont les plus rapides. Mais prenons cette restriction du bon côté : vous aurez plus de temps pour admirer le paysage, qu’on dit nipponoubliable.

Gif of a train made of sushi.

Représentation non contractuelle d’un voyage ferroviaire au Japon.

Les billets tchèques de LEO Express sont en vente sur Trainline

par Margaux Souvignet, le 4 janvier 2018 | Ajoutez votre commentaire

Photo of Buildings and Streets of Prague, Czech Republic

Il est temps d’ajouter Prague à votre tchèque liste.


Šťastnou cestu! Nous vendons désormais les billets du transporteur tchèque privé LEO Express, qui a l’originalité d’opérer à la fois des trains et des autobus, sur tout le territoire tchèque et vers quelques destinations dans certains pays limitrophes.

À bord de LEO Express

LEO Express est une jeune compagnie privée : fondée en 2010, la compagnie lance son premier train sur les rails qui relient Prague à Ostrava en 2012. Aujourd’hui, elle opère les trains de Prague à Košice en Slovaquie, et une flotte de bus importante, entre de nombreuses villes, même au-delà des frontières tchèques.

Les trains LEO Express

Les trains LEO Express proposent 3 classes de confort, comme bon nombre de compagnies ferroviaires aujourd’hui :

  • Une classe économique, qui correspond à une seconde classe classique, avec WiFi, un portail de films et jeux, et un service de restauration.
  • Deux classes de première : une classe business, avec notamment un service de restauration et de boissons compris dans le prix du billet, et un intérieur plus confortable, et une classe Premium, qui propose notamment des sièges massants entièrement inclinables, un service de restauration à la place et un accès à une place de parking à proximité de la gare de Prague.

Pour les voyages en famille, les trains proposent aussi un compartiment enfant. Si l’on se fie à la photo officielle du site, le contrôleur se déguise en mascotte dans ces espaces (on vous laisse apprécier l’effort).

Les bus LEO Express

Assez rare pour être relevé, certains autobus proposent également deux classes de confort : classique et business. Les différences entre les deux classes sont peu ou prou les mêmes que celles du train : la classe business offre plus de place entre chaque siège, ainsi que des petits extras comme un kit sommeil qui n’a rien à envier à son équivalent aérien, et des boissons non-alcoolisées comprises dans le prix du billet.

Visiter la République tchèque à petit budget

Si la République tchèque ne vous évoque que Prague, LEO Express remédie plutôt bien à ce raccourci en proposant des billets de train et de bus bon marché, qui permettent de visiter d’autres villes en République tchèque.

Pour la ligne ferroviaire, les billets entre Prague et Olomouc sont en vente à partir de 5 euros. Une affaire pour un temps de trajet de 2 heures.

Old town of Cesky Krumlov, Czech Republic, UNESCO World Culture Heritage site

Prochain arrêt : Český Krumlov


Pour les bus, c’est tout aussi avantageux : la belle Pilsen (ou Plzeň) se trouve par exemple à moins d’une heure et demie de Prague, avec des billets qui commencent à 2,70 euros. L’occasion d’économiser sur le trajet pour reprendre une choppe de Pilsner locale sur place. Vous pouvez également vous rendre à Český Krumlov, et visiter son centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO : depuis Prague, LEO express vous y emmène en moins de trois heures de bus pour 7 euros.

Rallier l’Europe par le rail et la route

Aujourd’hui, LEO Express ce sont des trains et des autobus qui relient 81 villes dans 8 pays différents : en plus de la République tchèque, vous pouvez vous rendre en Allemagne, en Autriche, en Slovaquie, en Pologne, en Hongrie et en Ukraine.

Map of LEO Express network

Locomore, le retour

Vous avez peut-être entendu parler de Locomore, cet opérateur allemand financé en partie par le crowdfunding qui a relié quotidiennement pendant quelque mois Berlin et Stuttgart (via Hanovre, Francfort ou Heidelberg). Nous admirions l’initiative et étions fervents supporters des bolides oranges. Nous avions accusé avec tristesse la nouvelle du dépôt de bilan de la société en mai dernier, et nous accueillons aujourd’hui avec d’autant plus de plaisir l’annonce, depuis le 24 août, de la reprise du trafic sur la même ligne, suite à un partenariat entre LEO Express et Flixbus.

Ce n’est pas tout, et c’est là que réside la surprise du chef : les billets Locomore sont désormais disponibles dans nos résultats de recherche.

Cela nous permet de vous proposer plus d’options pour voyager en Allemagne entre Berlin et Stuttgart : la grande vitesse et les trains régionaux opérés par la Deutsche Bahn, les bus Flixbus et enfin, les trains longue-distance de Locomore, une alternative avantageuse autant au niveau du prix que de la durée du trajet. De nous à vous, c’est tout bénéf.

Retour sur notre année 2017

par Margaux Souvignet, le 26 décembre 2017 | 3 commentaires

A 3D train illustration on a mint background, part of our new brand world

Il est déjà temps de revenir sur notre année 2017 dans le sens inverse de la marche, alors que le froid nous pique le nez et les fumets de dinde aux marrons se font déjà sentir.

Nous voulions profiter des fêtes pour repasser en revue avec vous nos quelques réussites de l’année 2017, qui correspondent plutôt bien à notre liste de résolutions formulées en janvier. Voyez par vous-mêmes :

Devenir l’idole des jeunes

Nous avons travaillé dans le plus grand des secrets pendant les mois de décembre 2016 et janvier 2017 pour proposer les fameux billets à 0 € de TGVmax le jour de sa sortie, sur notre site et nos applications.

Nous en avons fait bon usage, avec quelques centaines de milliers de kilomètres parcourus par les abonnés de nos bureaux parisiens.

Faciliter votre autonomie, où que vous soyez

Après plusieurs mois de favoritisme (complètement indépendant de notre volonté) des utilisateurs de notre application Android, nous vous proposons enfin d’échanger votre billet depuis un iPhone ou iPad.

Nous avons également lancé une version allégée de notre expérience de réservation sur un site mobile, pour tous ceux qui n’ont plus de place sur leur téléphone et qui n’arrivent pas à se résoudre à effacer les 375 photos de Roger, leur chat angora.

Vous aider à avoir un train d’avance

Nous avons pu nous connecter aux API de retard et de suppression des trains SNCF en juillet dernier. Parfaite occasion pour construire notre propre petit tableau des départs SNCF en temps réel dans notre app, et passer la journée à regarder partir les trains.

Fignoler nos produits

Pile à l’heure pour vos congés annuels d’été, nous avons ajusté cet été notre offre spécialement conçue pour les professionnels, la bien-nommée Trainline for Business.

Si la V1 était déjà très abordable pour l’ensemble des fonctionnalités, la version 2017 propose un abonnement gratuit, à zéro euro tout rond. Si vous ne le saviez pas encore, vous n’avez aucune raison valable d’y résister.

S’ouvrir à l’Europe, et au-delà

Nous avons toujours affirmé notre ambition de proposer à l’achat l’ensemble des billets de train européens, et même au-delà.
À commencer avec l’ajout des billets du transporteur privé autrichien WESTbahn, pour notre première percée en Autriche. Nous avons d’ailleurs fêté notre premier billet autrichien acheté autour d’un strudel ma foi fort fameux.

2017 a été également l’année des bus : nous vendons désormais les billets de 45 compagnies de bus supplémentaires depuis janvier. Oui, vous lisez bien, nos développeurs spécialisés dans les bus n’ont pas chômé. La plupart se trouvent en Espagne, et les petites dernières arrivées dans nos résultats de recherche couvrent également les liaisons aéroport – centre ville à Paris et Rome, entre autres.

Enfin, nous n’avons pas perdu notre latin en traduisant en plein été notre site et nos applications en 9 nouvelles langues, du portugais brésilien au mandarin, en passant par le suédois. Nous en avons également profité pour afficher les prix en 15 devises étrangères. Pratique si vous vous demandiez quel est le prix en yens de votre billet pour Noël.

Make it (t)rain

Nous nous sentions d’humeur généreuse quelques mois avant Noël. C’est pourquoi nous avons remboursé plus de 2000 billets de train de nos clients au mois d’octobre. C’est ça, la vraie magie des 6 semaines entre le 25 septembre et le 6 novembre.

D’humeur joueuse au printemps, nous avons également joué à cache-cache avec vous à Marseille, Lille, Lyon et Paris pour vous faire gagner un an de billet de train. Les plus chanceux d’entre vous se souviennent peut-être encore avec émotion du moment où ils ont entraperçu cette veste vert menthe, postée à un coin de rue.

Enfin, nous sortons en cette fin d’année notre nouvelle campagne vidéo, avec des vrais morceaux de films d’espionnage dedans. Nous ne vous divulgâchons pas la fin, vous pouvez la découvrir vous-même juste ici.

13 nouveaux sites, 9 nouvelles langues et 15 nouvelles devises pour Trainline

par Margaux Souvignet, le 5 octobre 2017 | 6 commentaires

Screenshot of our new language picker.
Après 4 mois de travail acharné, quelque 41 331 paramètres régionaux et 366 416 mots traduits en 9 langues, nous sommes heureux de vous présenter nos 13 nouveaux sites, flambant neufs, qui ne se limitent plus aux confins de l’Europe. Attention, peinture fraîche.

9 nouvelles langues pour 13 nouveaux sites

Il y a un an, nous lancions notre site et notre application mobile en espagnol. Après un lancement réussi, accueilli par de nombreux retours gratifiants de la part de nos usagers espagnols et sud-américains, nous avons recruté il y a déjà quelques mois notre premier employé hispanophone au support client (¡Holà Bruno!). Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? L’idée d’intégrer de nouvelles langues nous trotte depuis longtemps dans la tête, et c’est désormais chose faite. Notre choix s’est porté sur des marchés européens, proches, avec le portugais, le néerlandais, le suédois, le danois, le norvégien, le tchèque ou le polonais, accompagnés de choix plus exotiques comme le brésilien ou le mandarin.

Pourquoi 13 sites alors ? Nous en avons profité pour adapter régionalement des langues qui existaient déjà sur Trainline. C’est pour cela que vient s’ajouter l’allemand dans ses déclinaisons autrichienne et suisse, ainsi que le français et l’italien que l’on parle en Suisse.

De polissages linguistiques…

Certains sites ont seulement été passés à notre moulinette régionale : nous sommes partis d’une base linguistique existante dans notre produit, en l’adaptant sensiblement suivant son évolution régionale. C’est le cas notamment des sites suisse et autrichien, qui n’ont demandé qu’une réécriture de certains termes utilisés, ainsi que quelques clins d’œils typiquement liés aux chemins de fer locaux : vous pouvez ainsi admirer un fier train WESTbahn sur la page d’accueil autrichienne.

… En casse-tête chinois

D’autres sites ont été de sacrés morceaux. Nous nous sommes d’ailleurs attaqué au plus gros d’entre eux en premier : le site chinois, disponible en mandarin.

Au-delà de la question de la traduction et des différences culturelles de taille contrairement aux autres langues européennes et leurs systèmes ferroviaires, il a fallu également penser design, et faire coïncider des idéogrammes avec notre interface qui avait été pensée et conçue pour des caractères latins.

Screenshot of our cookie banner translated in chinese.

Les cookies en chinois n’apportent pas de message porte-bonheur.

Aussi, comment traduire autant de nouvelles langues en si peu de temps ? Nous avons la chance d’avoir une équipe de 500 personnes de 48 nationalités différentes entre Paris et Londres : le contrôle qualité des différents projets a pu être rondement mené grâce à l’implication de personnes de langue maternelle, bilingues, trilingue ou quadrilingue (voire plus !), qui ont exploré minutieusement chaque recoin des nouveaux sites pour déceler les incongruités qui ont pu s’y glisser.

Plusieurs détails qui font les spécificités de ces langues ont été retords, et nous ont obligés à changer certains paramètres d’affichage dans notre produit. Par exemple, le mois de septembre en polonais ne s’écrit pas de la même façon s’il est seul ou compris dans une date complète. Aucune des langues supportées ne se comportant comme ça auparavant, il a fallu donc imaginer une nouvelle façon de remonter les dates car l’ancienne ne permettait d’afficher qu’une seule orthographe pour le mois de septembre. Ce qui est tout de même triste, quand on peut en avoir deux.

Un menu déroulant sur le monde

Comme auparavant, si vous arrivez sur trainline.eu vous serez redirigé vers la version en anglais, sauf si vous avez déjà choisi votre langue au cours d’une précédente visite, auquel cas le site s’affichera dans la langue que vous aviez choisie. Si vous souhaitez changer de langue, il vous suffit de choisir un pays dans le menu déroulant, en haut à droite du site web. Il n’a pas bougé, nous l’avons simplement réorganisé afin qu’il soit plus adapté au nombre d’options que nous proposons désormais, que nous rangeons par région.

Grâce à une habile mise en abyme du menu déroulant, un menu dans le menu vous permet de choisir votre langue préférée si vous effectuez vos achats depuis la Suisse. Rien ne vous empêche d’en choisir une autre si vous voulez parfaire votre multilinguisme ferroviaire, c’est vous qui voyez.

Screenshot of the country picker, with a dropdown menu that picks the language inside a country.

Un petit menu avec un grand appétit.

Sur l’application, la langue affichée dépend de votre téléphone. Pour changer de langue, rendez-vous dans les paramètres de votre téléphone, que vous soyez sur Android ou sur iOS : notre application prendra en compte la première langue dans la liste de vos préférences, qui est aussi disponible chez nous bien entendu.

Plusieurs devises, un seul prix

Au-delà de la langue, nous avons voulu faire un pas supplémentaire dans la localisation en proposant également un affichage des prix en 15 devises supplémentaires, au-delà de l’euro.

Screenshots of Eurostar results displayed in Japanese yens.

La première fois que nous voyons un prix à 5 chiffres, merci les yens.

Pour le moment, les nouvelles devises permettent uniquement d’avoir un meilleur aperçu du montant de vos billets si l’euro n’est pas votre devise habituelle. Le paiement devra cependant être effectué en euros : notre comptabilité n’accepte malheureusement pas encore les złotys polonais si vous souhaitez payer votre billet TER Grand Est. Pas encore.

Cela dit, toutes nos excuses à votre grand-mère : après de longues heures de réunion, nous avons décidé que nous ne proposerons jamais l’ancien franc.

Paris – Bordeaux en LGV : l’ouest en 7440 secondes

par Pierre Bedouelle, le 5 juillet 2017 | 25 commentaires

Le 2 juillet dernier, la SNCF inaugurait deux nouvelles lignes à grande vitesse : l’une reliant Le Mans à Rennes et l’autre filant vers Bordeaux depuis la capitale tourangelle. Nous sommes montés à bord d’une des rames reliant Paris à Bordeaux en 124 minutes et avons fait le trajet dans l’autre sens quelques minutes plus tard. Un Paris-Bordeaux-Paris en 4 h 16 inOuibliable.

Une photo de la gare de Bordeaux

Bordeaux Saint-Jean, ici Bordeaux Saint-Jean

La nouvelle LGV à la loupe

Jusqu’à présent, la façade ouest de la France restait mal desservie par les lignes à grande vitesse françaises. Au départ de Paris Montparnasse, des TGV filaient bien vers Bordeaux, Toulouse ou Rennes mais n’empruntaient une ligne homologuée pour la grande vitesse que jusqu’à Tours. Les trains parcouraient ensuite une ligne classique pour terminer leur parcours : qui dit ligne classique dit vitesse modérée et temps de parcours rallongé. En 2007, la décision est prise et le tracé publié : deux nouvelles lignes à grande vitesse vont voir le jour entre Tours ou Le Mans d’un côté et Bordeaux ou Rennes de l’autre.

Pour la première fois dans l’histoire du réseau ferroviaire français, ce n’est pas l’État qui finance la construction de ces deux nouvelles lignes, mais des entreprises privées (Vinci et Eiffage, pour les intimes) : c’est un fameux PPP (à prononcer avec un accent gascon) ou Partenariat Public Privé. En clair, Vinci et Eiffage financent la construction et font ensuite payer les compagnies ferroviaires qui font circuler leurs trains sur la ligne.

Avec ce chantier d’envergure, le gain de temps pour le voyageur est bien réel. Comptez une grosse heure de moins entre Bordeaux et Paris, 80 minutes envolées entre Toulouse et la capitale ou 50 minutes de gagnées quand vous filez de Rennes vers Paris. L’autre principale innovation de ces deux nouvelles lignes réside dans la mise en circulation des nouvelles rames Océane, qui comportent toute une batterie de petites nouveautés bien joyeuses. Parce que nous ne reculons devant aucun défi, nous avons sauté dimanche matin, jour de la première circulation commerciale, dans une rame inOuie.

Image de train dans laquelle se reflètent des salariés de Trainline.

Toute l’équipe des bêta-testeurs peut se deviner dans cette image.

Vous êtes des pros

Si des trains OUIGO (les fameux trains couleur Haribo) empruntent aussi la nouvelle ligne à grande vitesse, notamment au départ de Massy, la SNCF a surtout choisi d’axer son offre (et de communiquer) vers le confort et la fiabilité offerts par cette nouvelle ligne et ces nouvelles rames. Montparnasse, gare d’arrivée et de départ des trains en question, a ainsi été récemment dotée d’un salon Grand Voyageur de qualité. Vous pourrez y siroter un café ou un thé en attendant votre train, y lire Le Figaro, Challenges ou Les Échos. Un collègue a raconté un jour y avoir vu Libération.

Vingt minutes avant le départ du train, l’embarquement ouvre. La gare Montparnasse est désormais dotée des fameux portiques d’embarquement qui fonctionnent d’ailleurs plutôt bien. La procédure est simple : l’engin ressemble à un tourniquet de métro amélioré. Posez votre billet ou votre smartphone contre la petite fenêtre, murmurez intérieurement « sésame ouvre toi », et la porte s’ouvrira. (NDLR : sans billet, vous aurez beau murmurer, la porte ne s’ouvrira pas.) Ces portiques permettent notamment au contrôleur de se concentrer sur les demandes et le confort des voyageurs à bord du train plutôt que de se lancer dans des opérations de contrôle parfois un peu fastidieuses. Ce dimanche 2 juillet, la SNCF a ainsi parfaitement géré l’embarquement de deux rames en simultané sur le même quai, soit quelques milliers de personnes transitant par les portiques en une vingtaine de minutes. Un bon point.

À bord d’une nouvelle rame Océane circulant vers (ou depuis) le Sud-Ouest, le voyageur bénéficie de toute une galaxie de services faisant baver d’envie le plus exigeant d’entre-nous. Naturellement, le wifi y fonctionne presque à merveille (testé et approuvé). Vous pouvez aussi vous faire livrer à la place en première classe la dernière trouvaille de Michel Sarran (aka le cuisinier des TGV). Nous avons d’ailleurs quasiment terminé d’essayer et de valider la nouvelle carte Été/Automne : elle vaut dans son ensemble franchement le détour. Si vous êtes particulièrement pressé – vous allez par exemple acheter Cédric Carrasso – le chef de bord peut vous réserver un taxi qui vous attendra bien sagement à l’arrivée.

Océane à grande vitesse

Outre le gain de temps, le principal intérêt de tout ce chambardement reste les nouvelles rames mises en circulation. Le jury, réuni dans son grand complet, décerne un satisfecit d’envergure à la SNCF et à Alstom. Ces nouvelles rames TGV sont des Duplex (des trains à deux niveaux, donc) et sentent le neuf à plein nez. En plus d’embarquer une nouvelle motorisation, elles ont vu leur aménagement intérieur repensé de fond en comble, d’où le label inOui dont vous avez peut-être entendu parler.

Photo du nouveau bar d'un TGV inOui.

Le bar d’un TGV inOui.


Les sièges, tout d’abord, sont plus confortables, laissent beaucoup plus d’espace pour les jambes (vous pouvez obtenir confirmation auprès d’Adrien, un bon mètre quatre-vingt dix au compteur) et sont dotés de prises y compris en seconde où vous en trouverez une pour deux fauteuils. À ces prises vient se coupler un branchement USB individuel qui vous permettra à coup sûr de regarder votre série sans encombre. Bon, ceci dit, en 124 minutes, vous n’aurez pas le temps de voir beaucoup d’épisodes de la dernière saison du Bureau des Légendes. Au dessus de votre tête se trouve une liseuse fort lumineuse pour les quelques uns d’entre-nous qui voudraient terminer Le Figaro emprunté au salon Grand Voyageur.

La SNCF s’est même lancée dans quelques audacieuses innovations : vous trouverez par exemple dans la plupart des voitures basses de seconde une banquette fond de bus (ce n’est pas l’appellation officielle). Il s’agit d’une rangée de cinq sièges, accolée au fond de la voiture, faisant face à quatre autres sièges. La place centrale de la banquette de cinq sièges n’est pas ouverte à la réservation, mais vous pouvez tout à fait vous y installer pour vous lancer avec quelques collègues dans une ambitieuse partie d’Aventuriers du Rail. L’espace destiné aux voyageurs à mobilité réduite a été complètement repensé. Il est plus spacieux et dispose de nombreux boutons permettant de contacter le chef de bord rapidement. Nous avons résisté à la tentation de les tester les uns après les autres. Joyeuse autre nouveauté pour des TGV Duplex : l’espace vélo. Deux bicyclettes peuvent désormais embarquer en toute quiétude à bord du train sans devoir être désossées.

Une banquette de cinq places dans un TGV.

Une des innovations : la banquette cinq places.


La métamorphose la plus sensible s’est opérée au niveau du bar. On avait parfois l’impression de voir disparaître le personnel de restauration (selon la formule consacrée) derrière toutes les étranges machines accrochées au comptoir du bar. Cette muraille de Chine a été abattue et laisse désormais place à un bar dégagé et fort joli : nous notons par exemple les teintes de bois parsemant l’espace – Marie-Claire, juillet 2017 – ou les petites lumières d’ambiance. Il est maintenant possible de s’asseoir dans des alcôves pour déguster sa formule P’tit déj tel un milliardaire indien dans l’Orient Express. Bref, si vous êtes un lecteur de type jeune, n’hésitez pas à utiliser deux petites réservations TGVmax pour aller tester ces nouveautés, ça vaut le détour.

OUESTmax

Au quotidien, ce sont 33 rames qui parcourent la ligne vers Bordeaux et une vingtaine vers Rennes. Une cadence soutenue qui permet à chacun de trouver son train à l’horaire et… au prix qui lui convient le mieux. Si les Décodeurs du journal Le Monde ont récemment montré que l’ouverture de cette nouvelle ligne coïncidait avec une augmentation des prix, il est tout à fait possible de voyager vers l’Ouest à des prix acceptables. N’oublions pas les trains OUIGO, qui parcourent la nouvelle ligne à grande vitesse à des prix défiant toute concurrence (la veille de l’ouverture de la ligne, il était par exemple possible d’acheter pour le lendemain un Bordeaux → Massy en OUIGO pour dix euros). Pas mal, mais cela implique de faire ensuite une petite heure de RER pour rejoindre la capitale, annihilant un chouilla l’effet LGV.

D’autres trains inOui peuvent être empruntés sans avoir à débourser l’équivalent de vingt-trois allers-retours Clermont-Ferrand <> Nîmes en Cévenol. Ainsi, à condition de s’y prendre à l’avance, on trouve des trajets directs (donc en 2 h 04) à des prix inférieurs à 50 euros un samedi matin avec une Carte Jeune. En semaine, les prix descendent jusqu’à 22 euros. Le nombre de trains circulant sur la nouvelle ligne a permis à la SNCF d’augmenter les quotas de places TGVmax disponibles sur ces trains. Comme nous l’expliquions il y a quelques temps, l’abonnement TGVmax développe tout son potentiel en semaine, quand les trains sont globalement vides. La théorie se vérifie une nouvelle fois entre Bordeaux, Rennes et Paris.

La voie des autres

À raison d’une bonne trentaine de rames empruntant chaque jour la ligne entre Paris et l’Atlantique, la SNCF transportera au maximum environ 35 000 personnes soit, à la louche, un petit million de voyageurs chaque mois sur cet axe. Ce chiffre, qui peut sembler au premier abord faramineux, est à mettre en regard avec la fréquentation d’autres lignes, comme celle du RER C, qui véhicule chaque jour… quasiment 600 000 franciliens, soit dix-sept fois plus de voyageurs. Le ton a été donné par le Président de la République, la Ministre des Transports et celui de la Transition Écologique : les investissements doivent désormais prioritairement partir vers les transports dits du quotidiens : TER, RER et autres Intercités parfois en souffrance.

Une photo de lampe et de paysage prise à bord d'un TGV inOui.

Les nouvelles petites lampes installées en première et en seconde.


Aucune autre ligne à grande vitesse d’envergure n’est désormais en construction en France et les différents projets, comme le prolongement de la Ligne à Grande Vitesse vers Toulouse, sont au point mort. Entre temps, la SNCF et l’État se sont engagés dans le renouvellement de nombreuses lignes classiques et dans l’achat de nouvelles rames, comme les Coradia Liner qui circulent depuis quelques mois sur les lignes Intercités. Ce basculement vers l’amélioration et la fiabilisation des trains empruntés par l’écrasante majorité des français ne doit pas faire oublier l’exploit technique et humain que représente l’inauguration des nouvelles lignes. Relier le centre de Paris au centre de Bordeaux en 124 minutes est désormais à la portée de tous et nous sommes très heureux de proposer à nos clients les billets qui les feront filer à toute vitesse vers l’ouest ou l’est, ça dépend du sens. De notre côté, nous avons terminé notre périple à l’heure prévue. Partis à 8 h 52 de Paris, nous sommes arrivés à Bordeaux à 10 h 56, avant de repartir huit minutes plus tard. À 13 h 08, nous étions de retour à Paris, heureux de notre escapade ferroviaire et matinale.


Edit. Le 18 juillet, j’ai mis à jour le nombre de voyageurs empruntant quotidiennement le RER C. J’avais utilisé un chiffre figurant dans un article de Libération qui était manifestement erroné.

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